Le Bug de l’an 2000 a bien eu lieu

J’ai une mauvaise nouvelle, le bug de l’an 2000  a bien eu lieu. On ne l’a pas vu venir. On a bien pensé à un truc, une connerie avec des zéros, mais on n’a pas vu ça.

Ça, c’est notre Terre, Gaïa, l’être vivant, magique et magnifique dont nous faisons partie. Elle a décidé qu’elle nous foutait à la porte. Que ça suffit comme ça.

Je l’ai écrit, je le pense, les monothéismes ont été une erreur monumentale. Créer des dieux à partir de prophètes, des gars comme vous et moi qui parlaient simplement mieux que les autres, et expliquer que Dieu nous ressemblait plus qu’à une tomate ou un œuf de caille, c’était ignoble. Indigne. Et humain.

La civilisation égyptienne a vu le danger très tôt en éradiquant la première tentative de dieu unique d’Amenhotep IV-Akhenaton, et en martelant les pierres qui attestaient de cette idée catastrophique. A l’époque, ce dieu unique n’était encore qu’une image du soleil. Mais le message a pris sa place, tranquillement, et aujourd’hui, notre planète se retrouve à devoir gérer le cancer qu’est devenu l’humanité. Elle nous a laissé des chances, aujourd’hui elle ne nous fera plus de cadeau.

Avec les religions monothéistes, nous nous sommes permis de croire que la magie qui nous était confiée nous appartenait.

Le scientifique James Lovelock l’a vu avant tout le monde dans L’hypothèse Gaïa. Notre Terre est un être magique, qui sait exactement ce qu’elle fait. Toutes nos anciennes religions animistes le savaient, nous les avons purement et simplement détruites avec ceux qui les portaient pour tout massacrer. Nous acceptons le génocide, comme l’abattage d’animaux en masse, plus facilement que le meurtre rituel qui nous choque, parce que nous envahissons et détruisons Gaïa avec un tel mépris qu’eux seuls peuvent permettre notre survie telle que nous l’entendons. Les génocides du XXe siècle n’étaient qu’un avertissement, que nous avons ignoré.

L’an 2000 a vu naitre, sans le montrer, une arme redoutable qui est en train de nous détruire, et c’est, selon moi, une volonté de notre Terre de se protéger et de survivre. Cette arme, ce sont les algorithmes. Larry Page et Serguei Brin ont vu, en leur temps, l’énormité de ce qu’ils ont fait. Ils ont, depuis, pris soin de nous, conscients de leur responsabilité. Ils se sont malheureusement fait rattraper, nous le voyons aujourd’hui, par les Black Hats. Il est encore temps pour eux de recruter ces talents comme le font d’autres entreprises pour protéger leur cyber sécurité, plutôt que de chercher à recruter exclusivement des talents au grand cœur. Nous y gagnerions tous.

D’autres algorithmes nés depuis, je parle des réseaux sociaux, sont différents et ne prennent pas autant de précautions. Il n’est pas besoin d’avoir fait de longues études, mais plutôt d’être à l’écoute du monde et de notre humanité, pour se rendre compte qu’après la naissance d’un algorithme, il reste respectueux de ses utilisateurs seulement quelques années avant de se transformer en criminel les isolant et les poussant à la haine. Ce comportement, encouragé par l’appât du gain qui nous caractérise, au-delà de mettre en danger nos démocraties, divise nos sociétés entre des générations qui ne s’entendent plus parler.

Les algorithmes sont la réponse de Gaïa à notre monstruosité, elle est en train de nous diviser pour retrouver son règne. Elle ne se laissera pas faire. Nous lui appartenons, et non l’inverse. Elle nous a donné une chance avec le Covid, tentant d’éliminer nos anciens et de préserver notre jeunesse. Qu’a-t-on fait ? On a enfermé nos jeunes générations pour préserver nos anciens, comme si c’était ça qu’il fallait faire. Gaïa ne se laissera pas faire. Sans une révolution, les algorithmes, détruirons la moindre solidarité qu’il nous reste encore. Sans une révolution écologique, les guerres nous détruiront les unes après les autres, sans aucun scrupule. Et monsieur Poutine n’aura fait qu’obéir aux ordres. Je ne déciderai pas à sa place. Il y en a une qui n’attend que ça.

J’en appelle à une Révolution. Nous devons instaurer un organisme international de surveillance des algorithmes. Il existe bien l’UNICEF, l’Organisation mondiale du commerce, ces sujets sont aujourd’hui malheureusement secondaires.

J’en appelle à une Révolution écologique. Il est temps de tout nucléariser, en urgence. Nous devons reconnaitre et entendre nos défauts. Nous n’accepterons pas un retour en arrière et une perte de notre confort drastiques, qui ne pourront, et ne devront être que passagers. La viande, et tous les produits des énergies fossiles doivent être rationnés. La permaculture, les OGM si besoin, doivent être généralisés pour réduire drastiquement l’utilisation des pesticides. Le télétravail doit être imposé partout. Les vols de loisir comme professionnels rationnés au minimum en bilan carbone. Apprenons maintenant ce que nous n’avons pas su retenir de la crise Covid, et utilisons cette révolution digitale au service de notre survie. Nous n’avons plus le loisir de faire des simagrées et de nous croire au-dessus de ce que nous sommes vraiment. Nos instances monothéistes, que je respecte, doivent admettre que les syncrétismes sont leur origine et leur avenir. Nous ne pourrons rien faire sans que tout le monde s’y mette.

J’ai écrit, dans Enfants de Gaïa, un roman à paraitre un jour quelque part, que nous sommes ses enfants, des enfants de Gaïa. Et que si Gaïa doit être sauvée, elle doit l’être par nous et avec nous. J’en suis convaincue, et nous avons peut-être encore aujourd’hui la possibilité de faire ce choix. Relevons le défi. Soyons à la hauteur de nous-même et de ce qu’on nous a confié.