La génèse de Nébulo

Voici comment est née l’idée de départ du petit robot qui voyage dans le temps

L’idée de Nébulo est née dans un rêve que j’ai fait. J’ai rêvé une nuit de la grande pièce où il est recueilli par Léandre et Nora dans la maison de l’Ile de Ré, où il est allongé sur le divan. Quant au nom de Nébulo, je ne me souviens plus comment j’en ai eu l’idée. Je crois que c’est venu tout seul. Au départ, c’était dans une île grecque. Je revois encore la scène aujourd’hui, c’était très vivant et très beau. J’avais l’impression d’être dans la scène, et c’est presque comme si j’avais rencontré Nébulo en vrai. Quand je me suis réveillée, je me suis dépêchée de noter ce que j’avais vu dans mon rêve. Beaucoup plus tard, pendant le premier confinement en 2020, j’ai eu du temps et je me suis repenchée sur mes notes pour en faire quelque chose. Ce ne devait pas être un roman historique au départ, mais quelque chose de plus typé fantasy. Il devait y avoir un roi menacé par des magiciens manipulateurs, ce genre de choses. Et c’est en me mettant au travail que j’ai changé d’avis et imaginé que Nébulo voyageait dans le temps. C’était l’occasion pour moi de parler de moments historiques que je trouve importants et qu’on devrait tous avoir en mémoire. J’ai fait des études d’histoire, qui ne me servent que peu aujourd’hui dans mon travail à la ville. Je profite donc de Nébulo pour partager ce que j’ai appris sur les bancs de la fac comme dans mes lectures personnelles. J’ai aussi lu des romans historiques, parfois un peu fantastiques. Mes profs n’y étaient pas trop favorables car pour eux rien ne valait les sources historiques à proprement parler, mais j’aime trop lire et il y a de très beaux romans historiques à lire.

Au départ, une courte histoire pour jeunes lecteurs

Quand j’ai envoyé le premier Nébulo à la maison d’édition, il s’agissait d’une nouvelle où Nébulo faisait des sauts dans les temps, une dizaine dans des époques différentes. Il ne faisait que passer et repartait tout de suite. C’est mon éditeur Relicha qui a eu l’idée d’en faire une série où les héros restent plus longtemps dans chaque époque. Excellente idée à mon avis, car on peut plus développer les aventures qui leur arrivent et parler de plus de choses. J’ai choisi de reprendre les époques dans le même ordre que dans la nouvelle de départ, même s’il en manquent par rapport à la première version. Les années 1940 en premier. Mais ce n’est pas fini, il reste deux autres tomes à paraitre !

Ecrire Nébulo a été une aventure

Je doute toujours de ce que j’écris, alors je me fais relire par des gens de ma famille dont l’avis compte beaucoup. J’ai eu l’idée du petit rebondissement à la fin du tome 1 grâce à mon mari, j’en suis très fière. Avant ça, la fin de mon premier jet ne me convenait pas. D’ailleurs, je marche beaucoup quand j’écris. Dès que je bloque sur un chapitre, je vais mettre le nez dehors, et ça repart. C’est pourquoi j’ai du mal à écrire lorsqu’il pleut, car par peur de me mouiller je suis privée de mes bols d’air. Quand j’ai la chance d’être au bord de la mer, je vais faire un tour sur la plage et tremper mes pieds dans l’eau. Il n’y a rien de tel pour remettre en route un chapitre parti de travers. Et ce, même quand il ne fait plus très chaud ! Bon pas au mois de février, quand même.

Nébulo est avant tout un roman, mais basé sur des faits historiques

Pour revenir à Nébulo, j’ai particulièrement aimé faire des recherches pour la première version comme pour les trois tomes de la version publiée. Par exemple, dans le tome 1, sur le cryptologue célèbre et sur la voiture avec laquelle mes protagonistes partent vers Saint-Malo. Je me sers beaucoup de Wikipedia, mais j’ai également repris un abonnement à la bibliothèque universitaire ou je me suis rendue régulièrement. Il y a des périodes où c’est plus facile car elles sont mieux documentées que d’autres, mais c’est un vrai plaisir de faire des recherches et cela me rappelle un peu mes études que j’ai adorées. J’ai fait un master en histoire ancienne et philologie, où j’ai traduit des textes religieux anciens pour en extraire la vérité historique de ce qui s’est passé. C’était passionnant. Je n’en vis pas aujourd’hui, ce qui ne me gêne pas car j’adore mon métier qui est tout autre, mais ça me fait toujours plaisir de remettre le nez dans les bouquins. Ce que je souhaite surtout au travers de Nébulo, c’est partager ma curiosité pour l’histoire et ma conviction que la démocratie et la tolérance, ça se défend tous les jours.